The
Fountain ne permet la
respiration, les larmes non plus, et arrache aux derniers instants
d'espoir...
Tout
est fini. Il n'y a plus, et flotte cet air de disgrâce. Toute
imagination post-apocalyptique ne renfermerait autant de résignation,
et dans ces quelques mots, tout est parti. Les ondes sonnent comme
les pas d'un mort-vivant arpentant cimetières, tombes ouvertes,
chairs décomposées. N'y a-t-il pas cette senteur écœurante, cime
de l'affliction, alors même l'acrimonie s'en s'est dispersée et
coule d'érosions en évaporations, le cœur et la sève des veines.
Sous les pieds et à l'horizon, un sentier de croix aux allures
soyeuses, comme la descente corporelle, la légèreté de la matière
aux rêves de grâce et d'infini...
L'arbre
de la vie, ou comment
supporter la destruction du temps...
Mon
élan se crash, ma folie exalte et chute, de pierre en pierre
l'édifice, devant l'édifiante sonorité d'achèvement, se morcelle
et selle le sort ; l'overdose de conscience entraîne ; dans
l'enchantement d'un manège endiablé, emporté spiralement dans les
tourbillons du vide ; le chaos psychique, l'apaisement mortuaire, de
regrets en regrets, d'amertumes et amertumes, profanant les tombeaux
de l'esprit, comme le foudroiement d'un orage spatial ou solaire ;
les serveurs flanchent, les neurones se fendent, et le désordre
précipite...
…au
milieu des flocons tournoyants, les hallucinations font merveilles,
le noir du ciel rend bleuté, le transparent de la pluie se tache de
rouge ; à moins que ce ne soit une douce première neige,
pureté sans faille, plutôt mirage, rêve de plusieurs pages en
arrières, de toute façon ternie, terne, ternie couleur boue, de
bout en bout dans les entrailles des cris de crises mélancoliques.
Effectivement,
il faut noter ce détail de plomb, Clint Mansell s'est servi
de Kronos Quartet et Mogwai pour réaliser cette œuvre
qui culmine dans les profondeurs les plus en perte. Une sorte d'ode
au vide, loin de la machine qui tourne et les clowns qui mettent leur
langue ; atmosphère de sérénité sous un coulis de peur, il suffit
simplement de se laisser happer, ne pas faire enchérir ses
considérations futiles qu'on s'impose, ainsi admettre que toute
exemple de vie ici-bas n'en est pas ; il serait temps...
Quand
l'ombre revient à hauteur, quand la conscience tient à l'heure,
quand la réalité parvient aux malheurs, quand encore dans la vision
survient la peur, quand simplement les heures passent, dans leurs
actions véridiques, The Fountain
devient l'essence même de l'évidence ; avis à la minorité perdue.
Finish
it.
/t.







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