2

KYLESA

Spiral Shadow (2010)




On pourrait se faire chier à énumérer tout ce qu’il y a de formidable sur cet album, les kits batteries tétradimentionels, les guitares qui nous rappellent que le terme épique à un sens ; entre des invasions mauresques et des délires kaléidoscopiques, les voix croisées comme deux jaillissements de tripes dégueulées dans nos gueules ouvertes, de galops de Batave la lance pointée vers nos cœurs en déferlantes de Valkyries nous étouffant entre leurs cuisses gigantesques, et par la dessus la sainte vierge te tend un buvard. Mais ce serait pénible autant pour nous que pour vous, donc on va s’en dispenser. 

Alors les esprits simples (les heureux) pourraient nous suggérer de relever les points moins chouettos. Genre, la pochette est dégueulasse au point d’être émouvante, (tu te souviens des cartes miroitantes que tu trouvais dans tes corn flakes en 1997? tu colles une ronce dessus et on a l’édition limitée). On a droit à des moments franchement mous du cul qui tendent plus vers le trot de poney shetland castré que vers la cavalcade guerrière du paragraphe précédent, voir même que des fois ça sent la paresse oisive de l’intermittent du spectacle qui souffle dans un nuage de fumée - provenant de son gros bong qui pue - des phrases du genre « ouais mec, Pink Floyd y'a que ça qui compte, ouais, ça et le situationnisme » et après il s’étonne qu’on défèque sur son tapis. De plus, depuis l’album précédent, on peut s’assoir sur le punk. L’actualité de Kylesa est plutôt à l’après shampoing démêlant qu’au crust à morbaks total récup T’Okkup et c’est bien dommage. Et fait à relever absolument, la guitariste Laura Plesant est une connasse même pas capable de faire copine dans les chiottes des filles mais de snober brutal alors qu’elle est en train de se mettre du glosh rose clair pailleté Beauty Face (sous marque d’hypermarché), oui la force de l’Histoire est dans les détails. Mais ces esprits simples sont trop cons pour être des interlocuteurs pertinents, donc on ne suivra pas leur triste conseil,

Ce qui fait qu’on a rien à vous dire sur cet album et que par ailleurs on vous emmerde. 

.vf
Read more