Aficionados intégriste des nappes de guitares asphyxiantes, des ambiances éthérées s’ouvrant sur des cieux bouchés comme un cul, de loops ambiants et oscillants, de géniardises postcoriennes, va voir ailleurs si tu y es. Tiens, prend cette corde au passage. T’es gentil merci.
Ha oui, et coupe-moi ces mèches.
Donc.
Quand j’ai écouté cet album pour la première fois… j’ai cru qu’on m’avait menti, Hydrahead sont bien trop hype pour signer ce genre de groupe, ils ne sont pas chez HH, ils sont sur Touch and Go, Quarterstick, voir Alternative Tentacles. Ou alors HH sont si hypes que je m’y perds. Ce qui est pensable. Et c’est bien fait pour ma gueule.
Donc.
Brutal. Et efficace. Et rock. Et claquant. Et nineties. Et New Yorkais.
Deux pères de familles avec une basse et une guitare, un enregistreur à bande, une batterie qui sort d’un ordinateur qu’on enregistre sur des bandes parce que c’est moins numérique (numérique = dégueulasse si j’ai bien compris) et qui pondent des 7inch, des EP, un ou deux morceaux pour des compiles depuis plus de 10 ans, mais des albums… ho ben non c’est trop chiant. Ouais, il y a eu Black Madonna en 2007, donc on peut peut-être s’attendre à un LP en 2018. Genre.
Donc un EP, alors qu’HydraHead attendait depuis 3 ans 12-13 titres. Par ailleurs, ça a maillé dans les bureaux du label. Ils l’avaient mauvaise. C’est con. Parce que ce « Backsliders and Apostates Will Burn » est vraiment formid de chez formid, quasi autant que son titre.
Il y a des gens qui écoutent Kickback dans le bus pour canaliser leur haine ou pour alimenter leur nihilisme, il y en a d’autres qui écoutent Shellac et surtout le morceau où le monsieur il demande à dieu de tuer son papa et sa môman (c’est clair que dit comme ça c’est pas très parlant mais morceau auuuuuu combien brutal et violent).
Donc.
Shellac c’est -très reprenons la dernière phrase- brutal et violent, pas à cause d’avalanche d’effets, de DB, de beuglées infernales, de quantités d’instruments qui jouent tous ensemble. C’est parce que c’est tendu. Tu sais tendu comme quand t’as envie de péter la gueule à quelqu’un, comme disait un autre tendu comme « un bouquet de nerf ».
Ben Austerity Program c’est du même topo, sobre, simple, des blancs, beaucoup de break, mais pas des quantités de merde pour rien. Pas d’effets sur la voix (rafraichissant). Et les cordes te fouettent la gueule, méchamment. Et des nerfs à la rupture. Et des tendons martinet. Et des veines palpitantes. Tout crispé, tout crispant, cet album c’est un peu comme si on te foutait des gifles claquantes pendant vingt minutes. T’en ressors tout tendu, t’as pas le choix mais qu’est-ce que c’était agréable.
Même si t’as la joue qui pique.
.v






2 commentaires:
bonne découverte
<3
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